Le pillage d’ENEDIS couvert par le Conseil d’Etat

Après EDF, les autoroutes et prochainement la privatisation d’ADP si nous ne parvenons pas à la stopper par le referendum , le projet libéral continue à avancer avec la décision du Conseil d’Etat de « légaliser », par une interprétation à dessein de la loi, le pillage par ENEDIS des compteurs électriques, biens publics propriété des communes depuis le démantèlement d’EDF.

Stéphane Lhomme exprime sa révolte.

« L’arrêt du Conseil d’Etat du 28 juin 2019 met gravement en danger le patrimoine des communes de France

C’est une particularité française : les compteurs d’électricité appartiennent aux communes. Pas seulement les compteurs des bâtiments publics mais tous les compteurs, y compris celui de votre propre habitation.

Mais, depuis le 1er décembre 2015, le distributeur Enedis (lucrative filiale d’EDF) a commencé à remplacer ces compteurs par un modèle communicant et vert fluo, le fameux Linky. Contrairement à ce qui a été écrit un peu partout, ce programme n’a pas été imposé par l’Europe, la directive concernée étant purement indicative.

C’est la Loi dite « relative à la transition énergétique pour la croissance verte » du 17 août 2015, portée par Ségolène Royale, qui a projeté le remplacement de la quasi-totalité des compteurs d’électricité, alors que la directive européenne suggérait de se contenter de 80% du total.

Mais, à la surprise des « élites » industrielles et politiques, qui croient toujours savoir tout sur tout et surtout être habilité à « faire le bonheur du peuple malgré lui », le fameux compteur vert fluo, grossièrement présenté comme « intelligent » pour faire bonne mesure, a été fortement rejeté un peu partout en France.

Non seulement d’innombrables particuliers ont souhaité garder leurs compteurs ordinaires, qui rendent parfaitement service et peuvent encore durer des décennies, mais, à la suite de Saint-Macaire (Gironde), près de mille communes ont aussi décidé de refuser la pose des Linky.

Face à cette fronde imprévue, les juristes d’Enedis ont cherché un subterfuge pour tordre le bras de ces municipalités récalcitrantes. Or il se trouve que, en très grande majorité, les communes françaises ont transféré leur compétence de distribution de l’électricité à un Syndicat départemental d’énergie (SDE). Il en existe en effet dans chaque département, ils portent des noms divers mais nous les désignerons par SDE pour faciliter le propos.

Les présidents de ces SDE étant en quasi-totalité dans la main d’Enedis, les mauvaises langues diront que c’est pour garder la confortable indemnité qui accompagne cette fonction, Enedis a purement et simplement décrété que les compteurs d’électricité n’appartenaient plus aux communes mais aux SDE qui, eux, se gardent bien de s’opposer au déploiement des Linky.

Aucun texte officiel n’actant – et pour cause ! – de ce transfert de propriété, un pauvre subterfuge a été trouvé : Enedis a mis en avant le premier alinéa de l’article l’article L. 322-4 du code de l’énergie et le deuxième alinéa du IV de l’article L. 2224-31 du code général des collectivités territoriales, et a décrété que la combinaison de ces deux articles impliquait que les compteurs appartenaient désormais aux SDE.

Le premier texte dit que les compteurs « appartiennent aux collectivités territoriales ou à leurs groupements » (les SDE) et le second que « L’autorité organisatrice d’un réseau public de distribution, exploité en régie ou concédé, est la commune ou l’établissement public de coopération auquel elle a transféré cette compétence » (le SDE) : on peut combiner ces textes de toutes les manières et en tous les sens, à aucun moment on n’arrive à la conclusion souhaitée par Enedis.

C’est avec un argumentaire aussi grossier qu’Enedis s’est présenté devant les tribunaux administratifs pour faire annuler les décisions municipales… et y a obtenu gain de cause ! Il est vrai que, en France, c’est encore et toujours EDF et ses filiales qui font la pluie et le beau temps.

Ces décisions absurdes ont été ensuite confirmées devant diverses Cours administratives d’appel et enfin, le 28 juin 2019, par le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction de la justice administrative.

A la grande surprise des citoyens et élus opposés aux Linky, accordant naïvement une grande compétence et indépendance aux juges du Conseil d’Etat, ces derniers se sont contentés d’un pauvre arrêt de quelques lignes comprenant la formule « magique » inventée par Enedis : « Il résulte de la combinaison des dispositions précitées… », à savoir les deux articles désignés ci-dessus. Il nous est avis que, sous une pluie battante, ces gens là sont parfaitement capables de décréter qu’il fait beau. Ou l’inverse si les intérêts industriels l’exigent.

Il est pourtant notable que, dans son rapport de février 2018 (qui montre que le financement du programme Linky va rapporter énormément d’argent à Enedis et sa maison mère EDF, au détriment des usagers), la Cour des comptes a bien précisé que les compteurs « restent néanmoins la propriété des communes », même quand elles « confient, le cas échéant en déléguant leur compétence à des SDE, la gestion des réseaux de distribution ».

Mais la justice administrative s’est alignée sur le grossier subterfuge d’Enedis. Or l’affaire dépasse de loin les innombrables problèmes générés par les compteurs Linky (surfacturations, dysfonctionnements divers, captation de données sur la vie privée, risques avérés d’incendies et controverse sanitaire concernant les ondes, etc) : c’est aussi du patrimoine des communes de France qu’il s’agit.

Très concrètement, avec la bénédiction du Conseil d’Etat, les communes sont littéralement en train de se faire voler leurs compteurs d’électricité, ce qui est totalement inadmissible. De plus, s’il n’est pas remis en cause, ce coup de force pourra être réédité concernant d’autres éléments de patrimoine.

Les 36 000 maires de France vont-ils se laisser dépouiller sans réagir ? Il est vrai que l’Association des maires de France a pris fait et cause pour Enedis et non pour ses communes adhérentes.

Notons toutefois que, dans l’attente d’un éventuel sursaut des élus, et contrairement à ce qui est prétendu par Enedis, par le gouvernement, et par certains médias, les particuliers peuvent parfaitement s’opposer individuellement à la pose du compteur Linky.

En effet, les compteurs ordinaires sont parfaitement légaux, ayant été installés et mis en service par Enedis ou son ancêtre Erdf, voire par EDF qui, à l’époque, était un vrai service public… au service du public et non à la solde des intérêts industriels et privés qui se délectent déjà des énormes profits que vont leur permettre de faire les compteurs Linky au détriment des usagers, déclassés au rang de clients, sommés de se taire et de payer.

Depuis 3 ans et demi, d’innombrables collectifs se battent partout en France contre le programme Linky, lequel n’en est après tout qu’à mi-chemin et qu’il donc est encore temps de faire dérailler, pour préserver les valeurs du service public, les droits des citoyens… et le patrimoine des communes. »

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Bien cordialement
Stéphane Lhomme
Conseiller municipal de Saint-Macaire (33)
Animateur du site web http://refus.linky.gazpar.free.fr
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Action collective contre ENEDIS en Essonne.

Comme vous le savez peut-être le TGI d’Evry n’a pas donné une suite favorable à la plainte déposée par le cabinet MySMARTcab pour le compte le compte de milliers de plaignants en Essonne.

Pour l’essentiel, le TGI s’est déclaré incompétent territorialement au motif que certains plaignants n,’habitaient pas en Essonne et que l’établissement ENEDIS de Courcouronne n’avait pas l’autonomie suffisante pour être considéré comme responsable. In fine, le jugement en référé est renvoyé au TGI de Nanterre.

Tous les griefs relatifs à Linky ont été réfuté au motif d’un manque d’éléments probants. Alors même qu’au moins trois autres jugement ont donné raison aux personnes électrosensibles.

C’est à désespérer du caractère indépendant et  impartial de la justice.

Un appel de cette décision est proposé par le cabinet MySMARTcab, il en coûtera 64 euros supplémentaires à chaque plaignant (ayant déjà été partie prenante de la première action).

Ci-après les minutes du jugement.

Decision-TGI-de-Evry

 

 

Ce n’est qu’un début ?

Forte de son succès, la bataille contre Linky pourrait s’étendre à toute la « société connectée »

par Nicolas Bérard (L’âge de faire)

Le déploiement du compteur électronique et connecté Linky par la société Enedis (ex-ERDF) suscite une résistance populaire dont l’ampleur surprend jusqu’aux militants eux-mêmes. Alors que les collectifs engagés contre son installation enregistrent leurs premières victoires, certains pensent déjà au coup d’après : étendre cette lutte à celle, plus globale, contre la société du tout-connecté. Un article de notre partenaire L’âge de faire.

Cet article est tiré du numéro d’avril 2019 du magazine L’âge de faire, partenaire de Basta !. Son dossier est consacré aux résistances face à l’oppressin numérique.

C’était il y a un an, à Sausset-les-Pins. Le lundi 16 avril 2018, la salle municipale de cette petite commune des Bouches-du-Rhône était à peine assez grande pour accueillir les 300 personnes venues assister à la réunion publique organisée sur Linky. Enedis (l’ex-ERDF) avait pour l’occasion dépêché six de ses cadres pour diffuser la bonne parole sur les bienfaits du compteur. Mais à leur arrivée, surprise : ils apprennent qu’ils ne seront pas les seuls à parler, une place ayant été réservée en tribune à Magalie, pour représenter le collectif anti-Linky du département. Ingénieur en environnement, celle-ci a déjà animé une petite quarantaine de conférences sur le sujet. « Quand ils ont su que le collectif aurait la parole, ils ont menacé de partir, se souvient-elle. Il a fallu que le maire insiste pour que je sois finalement « tolérée », avec pour consigne de laisser parler Enedis sans polémiquer ! » Non seulement Magalie s’imposera dans le débat, mais les spectateurs contrediront aussi les arguments avancés par les communicants d’Enedis. Ce soir-là, le gestionnaire du réseau aura suscité l’énervement du public, reparti plus convaincu que jamais de la nécessité de s’opposer au compteur. Le maire, au départ pas très chaud pour s’opposer au mastodonte Enedis, prendra finalement un arrêté « prescrivant qu’aucune installation de compteur Linky à partir de la voie publique ne soit faite sans l’accord explicite de l’abonné ».

Des millions d’euros en com’

Depuis trois ans, des centaines de réunions de ce type ont eu lieu, partout sur le territoire – même si elles s’organisent désormais sans Enedis, qui a renoncé à y participer. Près de 900 communes ont pris des arrêtés ou rendu des délibérations pour s’opposer à la pose forcée des compteurs [1]. On ne compte plus les centaines de collectifs anti-Linky constitués en quelques mois, certains se regroupant désormais à l’échelle de leur département. Dans le même temps, les actions en justice se multiplient. En mars, pour la première fois, les opposants ont même obtenu une importante victoire devant le tribunal administratif de Toulouse, qui a interdit l’installation du compteur chez treize plaignants électro-hypersensibles. D’autres actions de groupe – menées sur le modèle états-unien des class-actions – seront jugées prochainement.

Enedis, qui sent bien que la dynamique n’est pas de son côté, essaie de réagir. L’entreprise a par exemple dépensé plusieurs millions d’euros en communication pour redorer son blason et celui de son compteur. Cet été, l’opérateur, qui ne lésine pas sur les moyens, a notamment sponsorisé… le Tour de France ! Et pour tenter de poursuivre son programme en enjambant les citoyens, il organise désormais ses propres réunions, en y conviant uniquement des élus. Pourtant, là encore, l’entreprise se retrouve finalement face à des opposants, qui ont des yeux et des oreilles partout : « On a récemment participé à une réunion organisée par Enedis auprès des élus du coin, témoigne par exemple Sylvie. Un maire – que nous avions rencontré quelque temps auparavant pour lui parler de Linky – nous a proposé de l’accompagner. » Enedis n’a pas dû être déçu du voyage : Sylvie et René (son mari) luttent depuis des mois contre le compteur jaune, notamment en organisant des réunions dans toutes les Alpes-de-Haute-Provence où ils sont installés. Quand la destination est un peu loin et que la réunion risque de finir tard, ils s’y rendent en camping-car, pour pouvoir dormir sur place. Mais rien ne les arrête. Alors, face à Enedis, ces élus-là ont entendu un autre son de cloche que celui de l’opérateur.

L’opinion majoritairement opposée au compteur

Quant aux millions d’euros dépensés en communication, ils ne font visiblement pas le poids face aux milliers de « petites mains » qui leur font face. Ainsi, le 13 novembre 2018, selon des chiffres du Médiateur de l’énergie, « seule la moitié des foyers [étaient] favorable à l’installation des compteurs communicants », alors qu’ils étaient encore près de 60% en 2017. Et la dégringolade continue : selon un sondage publié en mars par le magazine Capital, plus des deux tiers (71%) des usagers veulent désormais pouvoir refuser Linky. « Au départ, les gens sont sidérés, ils ne pensent pas pouvoir s’opposer, observe Michelle, du collectif Stop Linky du Val d’Issole (83). Pendant nos conférences, on leur donne les arguments et les moyens d’action. On brise la tendance au « c’est comme ça, on ne peut rien y faire ». » Pour le groupe Marcuse, l’opposition au Linky « illustre ce que l’on sait déjà : c’est le plus souvent dans et par un conflit que les aspirations et les comportements individuels changent, que la critique se diffuse soudainement, que des refus et des actes inconcevables peu de temps avant (désobéissance à l’institution, résistance physique, sabotage…) s’imposent à certaines personnes » [2].

C’est le gros problème d’Enedis : Linky est une véritable usine à militants. Ce qui n’était pas forcément prévisible. « L’opposition est partie d’une intuition, de quelque chose qui relevait du bon sens paysan, analyse Isabelle, à l’origine du collectif anti-Linky de Marseille puis de celui des Bouches-du-Rhône. Les gens ont bien senti qu’on tentait encore de leur imposer un truc pour faire du fric sur leur dos, en dépit de risques pour leur santé et d’atteintes à leur intimité. Linky a été la goutte d’eau : « pas chez moi ! Stop ! Ça suffit ! » L’argumentation s’est construite au fur et à mesure de la lutte. »

Or, les arguments ne manquent pas : risque sanitaire, intrusion dans la vie privée, privatisation de l’énergie, coûts écologique et financier de l’opération, destruction d’emplois, pose forcée des boîtiers… Comme l’a noté la sociologue Aude Danieli, « c’est l’articulation et le renforcement mutuel de ces différents registres qui font que, aujourd’hui, ces mobilisations se maintiennent et perdurent dans le temps, voire s’étendent » [3].

Du Linky à la Smart city

Après avoir gagné la bataille de l’opinion, les collectifs parviendront-ils à faire dérailler pour de bon le programme Linky ? La justice finira-t-elle par déclarer illégal le fait d’équiper de force les citoyens d’un objet communicant ? Les opposants en sont convaincus, l’avenir le dira. Mais, déjà, certains collectifs pensent au coup d’après : faire de l’opposition au Linky une base de lancement pour la lutte contre le projet, beaucoup plus global, de « monde intelligent ». Quelques actions ont déjà été menées en ce sens.

Ainsi, le 4 avril, alors qu’il participait à Albi à un colloque sur l’intelligence artificielle dont il est si friand [4], le député Cédric Villani (LREM) a été accueilli par un « cloud d’opposants à la start-up nation ». Les manifestants lui ont remis un compteur Linkyn, qui « s’est révélé un merveilleux outil d’éducation populaire. Dans toute la France, il a permis une prise de conscience massive de ce que signifie le monde du big data et des algorithmes, des véhicules autonomes et de la 5G ». De même, pour le site Pièces et main d’œuvre, Linky est un « objet pédagogique » : « On tire sur le fil et on aboutit aussi bien à l’invention de la ’’houille blanche’’ qu’au nucléaire et au tout-connecté. »

En février, à Lyon, le collectif Info Linky Sol et l’association des Décâblés ont organisé une conférence commune intitulée « Linky et la vi(ll)e connectée » : « Dématérialisation des services publics, capitalisme numérique, uberisation de l’économie, technologies “vertes”, croissance “intelligente” et “durable”… Mais de quelle humanité la numérisation totale est-elle l’avenir ? » Sandrine, du collectif Linky, se souvient que tout n’a pas été évident : « Suite à notre exposé, quand est venu le temps des questions, les trois premières concernaient directement Linky et la façon de le refuser individuellement. Il a fallu taper un peu du poing sur la table pour expliquer que ce n’était pas le sujet, qu’il fallait sortir de son individualisme pour réfléchir collectivement sur le modèle de société qu’annonçait Linky. La salle s’est un peu vidée, mais ensuite, la discussion a enfin pu s’engager. La première question a été : “Contre qui se bat-on ?”. »

Déjà, nombre d’opposants ont franchi le pas de la lutte individuelle à la lutte collective, comme l’a remarqué Aude Danieli : « Ce n’est pas qu’un combat individuel ou des mouvements corporatistes, ces mobilisations questionnent aussi l’intérêt général et l’utilité citoyenne de ce compteur. » Merci Linky ?!

Nicolas Bérard / L’âge de faire

Cet article est tiré du numéro d’avril 2019 du magazine L’âge de faire, partenaire de Basta !. Son dossier est consacré aux résistances face à l’oppression numérique. Pour en savoir plus, rendez-vous ici

Notes

[1Selon le décompte tenu par l’opposant Stéphane Lhomme sur son site refus.linky.gazpar.free.fr.

[2Extrait du livre La liberté dans le coma, que viennent de rééditer les éditions La Lenteur. L’ouvrage est signé par le « Groupe Marcuse » : Mouvement autonome de réflexion critique à l’usage des survivants de l’économie.

[3À l’occasion d’une audience publique tenue à l’Assemblée sur « les enjeux des compteurs communicants », le 14 décembre 2017.

[4Lire à ce sujet L’âdf n° 140, « La toile bien tissée de Cédric Villani ».

De nouveaux conseils pour refuser Linky

Même si à Bures le combat est plutôt derrière nous, ailleurs en Essonne et en France, d’autres personnes peuvent être en situation de vouloir légitimement refuser Linky, voici des conseils récents très utiles sur la manière de le faire.

Linky _ Servitudes et Usufruit, Lettre de refus du changement de compteur

Ondes magnétiques et santé

Vous trouverez ci-après une nouvelle contribution au sujet de la nocivité des certaines ondes magnétiques sur la santé et des moyens pour s’en protéger.

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La lettre du Docteur Rueff

Ondes et champs électromagnétiques :
Comment s’en protéger ?

Chère amie, cher ami,

Au cours des trois précédentes lettres consacrées aux champs électromagnétiques je vous ai décrit leurs multiples effets sur le corps humain.

Ces ordinateurs, tablettes, téléphones, réseaux WI-FI, Bluetooth, CPL et 4G, antennes relais, qui émettent des ondes, prenons bien conscience qu’il s’agit d’une pollution totalement nouvelle qui n’a pas beaucoup plus de 30 ans d’âge

Avant d’envisager des systèmes de protection particuliers gardez à l’esprit certaines mesures élémentaires de prudence comme, par exemple :

  • Ne mettez pas ces appareils à la portée des enfants de moins de 3 ans et limitons leur emploi jusqu’à 7 ans
  • Evitez leur utilisation, ou limitez-la au maximum, chez la femme enceinte ;
  • Evitez de téléphoner en marchant ou en voiture, car la puissance du téléphone en constante recherche de réseau est à ce moment-là à son maximum. Mettez ce même téléphone au maximum en mode avion.
  • Si vous mettez votre téléphone à l’oreille, changez d’oreille et essayez de l’éloigner d’au moins un demi centimètre,
  • Utilisez le mode « hautparleur » chaque fois que c’est possible ;
  • Interdisez à nos chers petits (et interdisons-nous) l’usage de ces écrans au lit ou dans la chambre. Si nous chargeons nos appareils la nuit, faisons-le dans le salon plutôt que dans la chambre.
  • Evitez de garder, même en veille, un téléviseur dans votre chambre, de même évidemment que tout appareil connecté.
  • Eteignez, où qu’ils se trouvent chez vous, tous vos appareils connectés la nuit. En commençant par votre box WI-FI. Pour vos connexions à Internet, privilégiez les connexions filaires grâce à ces câbles RJ 45 (souvent jaunes) qui relient votre ordinateur à la box.

Les perturbations liées aux ondes officiellement reconnues

Selon une étude de mars 2018 de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire), 5% des Français, soit 3,3 millions de personnes, se disent victimes d’hypersensibilité électromagnétique ou d’électro-hypersensibilité (EHS). En cause : les radiofréquences émises par les technologies de communication sans fil (mobiles, WI-FI, antennes-relais…) mais aussi les champs électromagnétiques générés par les installations électriques.

À ce jour, le lien de cause à effet entre les symptômes évoqués par les malades et l’exposition aux ondes n’est pas scientifiquement prouvé. Les témoignages des patients se heurtent, en fait, à l’absence de critères de diagnostic validés. Néanmoins, l’ANSES reconnaît désormais la nécessité de prendre en compte et en charge la souffrance exprimée, « une réalité vécue”, tout comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Par principe de précaution, c’est intéressant de le noter, l’ANSES encourage à limiter l’exposition aux ondes des bébés, des enfants ou des femmes enceintes.

Pour savoir si son logement est exposé, tout citoyen peut solliciter l’Agence nationale des fréquences (ANFR) afin de réaliser des mesures. L’analyse est gratuite et peut également être effectuée dans un lieu public.

Les outils de protection

De nombreux moyens existent pour se protéger, surtout si on est électrosensible : de la brique anti-ondes, des papiers peints et literies anti-ondes, des blindages et vêtements isolants, des coques protectrices sur les téléphones et les box, des tabliers protecteurs pour femmes enceintes, vous avez l’embarras du choix.

Ils ont pour point commun de vouloir arrêter les ondes.

La tâche semble cependant difficile dans cet « électrosmog » dans lequel nous évoluons et les scientifiques sont très sceptiques.

Il faudrait également se protéger des courants circulants dans nos installations lorsque nous installons des prises dites « CPL » pour brancher nos ordinateurs, télévisions, etc…

Le réseau électrique (non torsadé) et les appareils connectés n’étant en général pas blindés, une partie de l’énergie CPL se transformera en ondes électromagnétiques de radiofréquence dans nos logements, ce qui, ajouté au niveau électromagnétique résiduel, augmentera le niveau de rayonnement ambiant.

Plus récemment est apparu le problème lié à l’installation des compteurs LINKY qui fait, à lui seul, l’objet de nombreuses études et polémiques.

Pourquoi je me suis intéressé, personnellement, aux CMO (Oscillateurs Magnétiques de Compensation) de Comosystems ?

Il existe un procédé entièrement différent que je connais depuis des années, qui bénéficie de 25 années d’expérience, et à propos duquel il y a eu de nombreuses publications scientifiques.

Il s’agit des CMO (Oscillateurs Magnétiques de Compensation). Ils semblent être les seuls dispositifs de protection sur le marché disposant d’un dossier scientifique solide prouvant leur efficacité biologique, dossier basé sur dix années d’expérimentations biologiques et cliniques (en hôpitaux et laboratoires universitaires indépendants), suivies de publications scientifiques dans des revues internationales « avec comités de lecture indépendants ».

Ces CMO ont été développés par le laboratoire Tecnolab/Comosystems. Chaque CMO contient une solution microcristalline qui, activée par le rayonnement de l’appareil, va générer un signal hyper-faible : c’est le « signal de compensation », une oscillation magnétique d’ultra faible intensité mais qui est cependant « audible » ou « captée » par tout organisme vivant.

C’est donc un signal qui porte une information de compensation ou de correction au niveau des cellules vivantes et compense ainsi les effets de stress.

Ce signal de compensation va entrer en résonance avec les récepteurs des organismes vivants, et permettre ainsi aux cellules de l’organisme d’échanger de façon normale et naturelle, malgré la présence du rayonnement électromagnétique artificiel.

Le CMO ne modifie pas l’intensité des champs émis par les appareils : il ne perturbe pas leur fonctionnement et ne constitue pas une pollution électromagnétique supplémentaire.

Comment ces technologies nous protègent-elles de ce stress électromagnétique ?

Selon le Docteur Messagierdocteur en médecine, une stimulation électromagnétique positive spécifique des récepteurs cellulaires peut rétablir des dysfonctionnements, corriger des déséquilibres ou compenser le stress environnemental lié à la pollution des ondes électromagnétiques.

Les dispositifs CMO ont pour fonction d’émettre des signaux biocompatibles afin de ramener à la normale tous les dysfonctionnements cellulaires constatés (voir liste des études ci-dessous). Cette démarche s’applique déjà en médecine pour favoriser, par exemple, la réparation de fractures osseuses par émission de fréquences spécifiques.

(la suite ci-dessous)

Annonce spéciale de l’éditeur Santé Nature Innovation

Réputé toxique, ce produit naturel serait pourtant un trésor pour votre santé

Pas un jour ne passe sans qu’il soit dénoncé dans les médias, par des associations ou les Autorités.

Et pourtant, des études auraient révélé que ce produit naturel :

  • permettrait au sang de mieux irriguer le cerveau ;
  • limiterait le risque de caillots sanguins ;
  • diminuerait les douleurs cardiaques ;
  • réduirait le risque de décès par crise cardiaque

Suite de la lettre de ce jour :

Etudes scientifiques à propos des CMO

Maurice Fillion-Robin, créateur et fabricant des CMO et directeur de « Comosystems », précise que la majeure partie des expérimentations sur l’efficacité compensatrice des CMO a fait l’objet de publications dans des revues scientifiques internationales, notamment les 4 suivantes :

  • Pr Reba Goodman (Université Columbia, New York) : Journal of Cellular biochemistry, vol. 89, Issue 1, 2003, p. 48-55 ;
  • Pr Mikio Miyata (Tokyo) : Japanese review of clinical ophtalmology, vol. 11, n° 93, 1999, p. 1634-37, 32-35 ;
  • Radioprotecçao, vol. 1, Nb 8-9, 2000-2001, p. 106-123.
  • Pr Derek Clements-Croome  (Université de Reading, UK ) Healthy Buildings 2000 :” Exposure, Human Responses and Building Investigations”, Vol. 1, 2000, pages 119-124.

Par ailleurs une équipe de onze experts universitaires (7 Professeurs et 4 Docteurs) et leurs collaborateurs a montré l’effet compensateur de la technologie CMO sur :

  • La mortalité embryonnaire,
  • Les perturbations hormonales (mélatonine, cortisol, ACTH),
  • Les perturbations immunitaires et hématologiques,
  • La neurogénèse de l’hippocampe,
  • Les ulcérations de la cornée,
  • Les niveaux de calcium intra-cellulaire, de production d’oxyde nitrique,
  • La résistance au stress, les perturbations neuropsychologiques, les symptômes ressentis par les utilisateurs d’ordinateurs ou de mobiles, et y compris pour l’impact des rayonnements GSM.

Vous pourrez retrouver le dossier scientifique complet ici :

https://www.comosystems.com/fr/content/53-principaux-resultats

Un professeur de physique quantique tente de nous expliquer

Le professeur Marc Henry est enseignant-chercheur et professeur à l’université de Strasbourg où il enseigne la chimie, la science des matériaux et la physique quantique (UMR 7140).

« J’ai eu l’occasion de tester en laboratoire l’efficacité des systèmes CMO et l’on constate bien qu’il y a un effet sur l’eau et les êtres vivants.

Le principe de fonctionnement se base sur un oscillateur autonome (résonateur passif) qui émet un champ magnétique ELF (Extremely Low Frequency) « hyperfaible » lorsqu’il est soumis à un champ électromagnétique « polluant ».

Ces champs magnétiques hyperfaibles ont pour cibles les complexes ion-protéines, dont ils aident à maintenir l’intégrité par un effet de résonance.

L’appareil a donc été conçu avec des connaissances scientifiques publiées dans divers journaux scientifiques et basées sur la physique quantique des champs.

On aimerait que les nombreuses autres sociétés qui commercialisent des systèmes de protection contre les champs électromagnétiques fassent de même. Comosystems est une société sérieuse qui a une approche scientifique du problème et propose des solutions originales, ce qui motive mon intérêt et mon soutien ».

Les CMO en pratique, comment se protéger ?

Le principe est d’abord de se protéger personnellement des rayonnements des appareils à proximité que nous utilisons souvent :

  • Les CMO MP 24 et PC 16 se fixent respectivement sur votre téléphone et votre ordinateur portable ;
  • Le CMO TR 26, se place dans votre poche ou une sacoche ou en porte-clefs près de vous, lorsque vous êtes en déplacement afin de vous protéger des différents rayonnements ambiants. Il génère une « bulle » de protection d’environ 3 mètres de diamètre.
  • Le CMO MF 04, cône de couleur violette de 6 centimètres de hauteur produit une « bulle » de protection de 11 mètres de diamètre pour une surface habitable de 100 mètres carrés. Je vous conseille de le placer à côté de votre ordinateur ou de votre box. Il existe un CMO MF 05 qui, lui produit une protection de 16 mètres de diamètre ;

Si vous êtes un grand utilisateur de téléphone je vous conseille, toujours en application du principe de précaution, en plus du fait de coller un MP 24 sur le téléphone ou la coque, d’utiliser des oreillettes dites « AIRCOM » qui comportent des tubes d’air dans lesquels l’air circule et diffuse le son vers l’oreille, sans laisser passer les ondes électromagnétiques.

Si vous êtes un utilisateur de courants portés avec prises CPL je vous conseille l’achat d’un « AbsoPlugAlpha » qui supprime 1) les courants parasites de votre installation et 2) les courants intérieurs générés par votre installation par vos installations et usages personnels. Les CMO ne modifient pas ces courants, et restent donc toujours indiqués afin de compenser les effets biologiques des autres champs ambiants.  

Si on vous a installé un compteur communicant de type Linky, il est possible que vous ayez constaté certains troubles comme fatigue, maux de tête, nervosité…

Vous pouvez, dans ce cas, faire l’acquisition d’un « AbsoMagnet » qui, branché à proximité de votre tableau électrique va créer une barrière physique qui va isoler votre installation électrique des courants parasites présents sur le réseau public. Et empêcher vos prises CPL d’aller sur le réseau public et d’y transmettre vos informations personnelles.

Pour en savoir plus, je vous conseille de vous connecter sur www.cem-vivant.com où vous trouverez toutes les informations pratiques et théoriques sur le sujet.

Quel phénomène est nouveau dans notre environnement ?

En conclusion et en rejoignant les opinions du Prix Nobel de Médecine, le professeur Luc Montagnier, je vous demande de réfléchir à cette question : Quel est le phénomène vraiment nouveau de notre environnement dans ces 20 dernières années ?

On ne peut que répondre la pollution. Chaque année dans le monde 2000 nouvelles molécules chimiques y sont introduites. Les ondes électromagnétiques font pleinement partie de cette pollution.

Or quelles sont les pathologies nouvelles de ces 20 dernières années ? les dérèglements hormonaux, les syndromes du spectre autistique en constante augmentation, les troubles de l’attention et de l’activité chez l’enfant, la « fibromyalgie », les syndromes de sensibilité chimique multiples (MCS), les maladies chroniques auto-immunes et infectieuses.

Il n’est évidemment pas question d’établir, en l’état de la science, une relation immédiate de cause à effet. Mais simplement de se poser des questions, pour nous et pour nos enfants, dont l’organisme en développement est bien entendu plus sensible.

En matière de pollution électromagnétique, il est illusoire que nous retournions en arrière ou que nous soyons en recherche obsessionnelle de zones blanches qui, de toutes façons, deviendront de plus en plus rares. Les conseils que je vous propose, ici, sont donc de nature, dans le cadre du respect du principe de précaution, à vous aider.

Et ils ne sont pas si coûteux ou si compliqués à mettre en place.

Réfléchissez-y ?

Surveillez bien votre boîte aux lettres,

Docteur Dominique Rueff